Colonne de Juillet

Inauguration de la colonne en juillet 1840
Place de la Bastille, 1841
Colonne de Juillet à la fin du XIXe siècle

La colonne de Juillet est située place de la Bastille, dans les 4e, 11e et 12e arrondissements de Paris.

Sommaire

Description

Elle est élevée entre 1835 et 1840 en commémoration des Trois Glorieuses.

Sur une plaque, au bas de la colonne, il est écrit :

« À la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830. »

La colonne porte le nom des victimes des journées révolutionnaires de juillet 1830 et son sommet est orné d'une sculpture d'Auguste Dumont, Le Génie de la Liberté.

La colonne est construite au-dessus d'une nécropole qui accueille les corps des révolutionnaires tombés pendant les journées de juillet, cette nécropole est située au niveau de la La voûte qui enjambe le Canal Saint-Martin, prévue à l'origine pour soutenir la fontaine de l'Éléphant et contenir ses canalisations.

Cette colonne est l'œuvre des architectes Jean Antoine Alavoine (1778-1834) puis Joseph Louis Duc (1802-1879).

1848

Après la révolution de 1848 on ajoute dans la nécropole 196 dépouilles des victimes des émeutes qui ont renversé Louis-Philippe, et le 27 février la Deuxième République est proclamée devant la Colonne.

1871

En 1871, pendant la commune, les communards tentent d'appliquer à la colonne de Juillet le même traitement qu'à la colonne Vendôme, ils placent sans succès une péniche enflammée sous la voûte sur laquelle repose la colonne (depuis la partie souterraine du canal Saint-Martin) puis s'essayent à un lâcher d'obus, également sans succès.

Période contemporaine

Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1995, ce classement inclut La colonne, y compris les aménagements funéraires souterrains, les soubassements, la grille de clôture et les petits pavillons d'entrée attenants[1].

Notes et références